J’ai emmené mon ami Canadien de Vancouver, adepte de la montagne (je veux parlé de mon KONA Dawg Suprême) pour une semaine de vacances VTT à Métabief.
Samedi.
Arrivée avec la famille au bout 3h30 de route, un petit tour de la station histoire de se mettre dans l’ambiance et perception du chalet. Le VTT est immédiatement remisé dans le local prévu à cet effet avec la caisse à outils et pneus de rechange.
Les bagages défais, je vais à l’office du tourisme prendre un carnet de 10 remontés mécaniques (32.00 €).
Le sol est humide, je vois quelques Riders et leurs montures, un peu boueuses. Je décide donc de remplacer mon Barracuda et piranha 2.30 par des MAXXIS Swampthing 2.35 prévus pour terrain humide et boueux.
Dimanche.
7h45 debout, il a plu, la route est mouillée.
Après une nuit assez agitée, l’impatience sans doute, d’en découdre avec ses pistes créés avec la collaboration de Grégory Noce (Pilote professionnel COMMENCAL et originaire de Métabief)
Toute la soirée et une bonne parties de la nuit, j’ai décortiqué le plan des pistes de la station pour choisir la première que j’allais emprunter.
Histoire de ce mettre dans le bain petit à petit, je commence par une piste verte d’Enduro « Ballade des Belvédères » 5.8 Km pour 445 m de dénivelé négatif et 47 m de positif.
Arrivée en haut du télésiège au Morond (1420 m d’altitude), je contemple le paysage qui est magnifique.
Je passe les portes de la piste signalée par deux perches vertes et me voilà parties dans la pente pas trop
raide, pas de grosses difficultés pour l’instant, mais à certains endroit le terrain est un peu plus techniques avec rocailles et grosses racines humide en sous bois. Je passe à côté du
Restaurant du Morond à 1325 m d’altitude, à partir de là un singletrack avec virages très ludique mène au belvédère de la Reverse, avec vue sur Métabief.
De là un grand chemin large pris à grande vitesse, je siffle au endroit ou la visibilité n’est pas terrible pour prévenir de mon arrivée, car attention au croisement avec les randonneurs. Je
déboule sur la droite en sous bois très humide et glissant, c’est bardé de racines et cailloux, de flaque de boue, c’est très ludique et la concentration est de mise. Arrivée sur le parking de
l’Accro branche, il faut reprendre un single qui nous ramène au télésiège. Voici une piste verte très ludique, et quelques passages techniques pour une mise en bouche bien sympathique, que je me
refais aussitôt.
Lundi
Je suis parti pour ne faire qu’une seule descente, il a plu encore cette nuit. Toujours armé de mes Swampthing, je sais maintenant que j’ai fais le bon choix et qu’il ne me quitterons plus.
Dommage je n’ai pas reçu a temps mon Swampthing en gomme tendre (48a) pour un montage avant, le 60a manque un peu d’accroche sur les racines et rochers mouillés, mais bon ça passe bien quand même.
Il n’y a qu’une piste d’enduro d’ouverte, une verte (Balade des belvédères), une bleue et une rouge verrons le jour pour 2009. La fameuse piste d’enduro noire « la Eastie Trail » n’est pas balisée, dommage. Les autres sont des pistes de descentes et de Free Ride, avec une Descente verte (la Familiale), une bleue (In the Wood) et une noire (la permanente) pour les descentes Free Ride, il y a une rouge (Free Red) et une noire (Whis 2).
Pensant augmenter la difficulté, je pars sur la descente verte. Mais là, surprise, elle est moins difficile que l’enduro verte, une descente roulante sans aucune difficulté. C’est peut être pour ça qu’elle se prénomme « la familiale ».
Déçu, je remonte par la petite route qui va au télésiège, un panneau indique « Le Morond 1.5 Km » Mais dans la montagne c’est interminable (on s’habitue vite au remonté mécanique) Arrivée en haut, je baisse ma selle et désactive mon propédal.
La piste de descente bleue (In the Wood) me tend les bras, 5 Km pour 420 m de dénivelé négatif.
Je suis parti, ça tabasse pas mal, c’est technique, il faut rester concentré sur le passage en sous bois avec de grosses rocailles et de grosses racines à franchir et de plus en virage. Je réussis tout de même les passages les plus techniques, quittes à m’arrêter pour voir la meilleure trajectoire. 130 mm de débattement sur ce type de terrain est un peu juste, mais ça passe. Mis à part ce gros caillou qui est venu ce foutre dans mon cadre lors d’une descente un peu rapide dans un pierrier et occasionnée une belle bosse. Pff !!! Un VTT tout neuf !!
Cette descente n’était que pur plaisir de pilotage, pour faire ses armes.
Mardi
6h30, j’ouvre les yeux, pour changer, il pleut.
9h00, il brucine encore un peu, ça devrait se lever pour laisser place au soleil (d’après la météo des pistes). Le Morond est sous les nuages, on ne voit rien. Ce sera pour cette après midi.
On en profite donc pour visiter la fromagerie de Métabief et acheter de bons fromages régionaux (Comté, Morbier, tomme du Mont D’or …)
14h30 je suis aux pieds du télésiège pour une ascension au sommet, et me faire une descente Enduro verte,
c’est gras et ça glisse, mais le plaisir est là, je ne veux pas prendre de risque. Je m’arrête au belvédère du Paradis et de la reverse pour prendre quelques photos, puis je continus ma descente
jusqu'à l’air de lavage permanent et gratuit.
Retour au chalet, douche et visite de la fonderie de cloche avec la famille.
Mercredi
Encore une petite matinée VTT. A midi c’est resto à 1325 m avec remontée mécanique pour toute la famille pour y aller et descente à pieds pour digérer (1h35 de marche au total) Une fois en bas, 2 tours de luge d’été (600 m de piste à toute allure, vraiment génial)
Bon parlons VTT. 9h30 arrivé pour l’ouverture du télésiège, j’ai prévu la piste bleue (In the Wood) pour
commencer et de faire la Piste Free Ride rouge (Free Red) histoire d’augmenter encore la difficulté. La piste bleue toujours aussi cassante est vite négociée et je remonte au Morond pour partir
sur la Free Red, mais à chaque fois que je suis au Morond, je ne cesse de regarder «la Permanente » et ceux qui la descendent, avec ces virages relevés, ces sauts, ça donne envie.
Descente permanente noire
Je n’ais pas de casque intégral, ni de dorsale qui est obligatoire normalement pour la descendre, malgré tous j’y vais quand même, laissant la rouge pour une autre fois.
Au fur et à mesure que les virages s’enchaînent je lâche les freins, c’est assez roulant avec par endroits
quelques dalles, rocailles et quelques ravines occasionnées par les derniers orages, Je saute quelques bosses (sans prendre trop d’envole tout de même) J’y prends un plaisir fou. C’est vraiment
une super descente de 3 Km avec 420 m de dénivelé négatif. Les 800 derniers mètres du parcours est dévié, les derniers orages ont beaucoup trop endommagés la piste noire, c’est trop dangereux, du
coup on emprunte la fin de la piste rouge (Free Red) en sous bois avec de grosses racines avant de regagné le télésiège.
Jeudi
En premier j’essaye la descente rouge de Free Ride « Free Red » 3.5 Km avec 420 m de dénivelé
positif, beaucoup plus technique, rocailleux et plein de racines, incomparable avec la piste noire et moins cassante que la descente bleue. Mais franchement que du bonheur, je ne regrette pas du
tous (merci Maïlys).
Piste de Free Ride rouge "Free Red"
Après cette super descente, je me suis fait 2 fois la noire, je commence à la connaître, je suis de plus en plus rapide, j’enchaîne les virages relevés et les petits sauts, je ne freine plus dans
les descentes rapides, c’est dément. Je ne suis pas non plus à la même vitesse de ceux qui ont des VTT de descente ou Free Ride de 180 ou 200 mm de débattement, avec casque et dorsal. Avec mes
130 mm ça tabasse quand même et la stabilité à haute vitesse est limitée, mais on se fait vraiment plaisir.
Cet après midi il annonce des orages sur les massifs avec des vents à 80 Km/h, on est d’ailleurs en alerte orange par Météo France, ça promet pour demain !
Vendredi
Toute la nuit il a plu des cordes, au petit matin quelques éclaircies, températures à Métabief 15°C, en haut de Morond 8°C, avec des vents à 35 Km/h. On sent une sacrée différence surtout assis sur le télésiège.
La dernière descente des vacances, je vais la savourer. C’est sur la Permanente que je fais mes adieux à ce site merveilleux. Vu les flaques d’eau et de boue sur la piste, j’y vais doucement, mais avec toujours autant de plaisir, ça glisse un peu, surtout la fin dans le sous bois où j’ai failli allez au tapis.
Voilà c’est fini, je passe mon VTT au lavage et m’en retourne avec en mémoires les super descentes, toutes aussi différentes les unes aux autres que j’ai découverts au fur et à mesure des
difficultés, des souvenirs inoubliables.
Je reprends la route pour retrouver notre plat pays, loin des montagnes.
Mais c’est promis j’y reviendrait (ce n’est qu’à 3h30 de route).
Pendant ce séjour, aucune chutes et blessures ne sont à déplorer.
Coté matériels, une bosse dans le tube diagonal, une paire de plaquette usée (le disque à même chauffé) Les plaquettes en résine chauffe et s’use trop vite, à remplacer par des métal fritté.


Commentaires